Introduction
Ces questions reviennent souvent. Je suis débutant·e, l’Aïkido est-il fait pour moi ? A quel âge peut-on commencer l’Aïkido ? Est-il possible de débuter l’Aïkido à 40 ans ? 60 ans, est-ce trop tard pour apprendre l’Aïkido ? J’ai une douleur, est-ce que je peux pratiquer l’Aïkido ? Avant de pousser la porte du Dojo, il est rassurant de recevoir une réponse à ces questions.
Il n’est jamais trop tard pour débuter l’Aïkido
Beaucoup de débutant·e·s ont l’impression d’avoir « dépassé » l’âge idéal pour débuter l’Aïkido. Pourtant, il n’y a pas d’âge idéal ! Comme l’Aïkido n’a pas pour but la recherche de la performance, on peut s’y mettre à n’importe quel moment de sa vie. Chacun·e fera en fonction de ses capacités. Il ne sera jamais exigé la même chose de tout le monde, au contraire ! La diversité des pratiquant·e·s et des pratiques est le reflet de la diversité même de la vie. C’est pourquoi il n’y a pas de catégories en Aïkido. L’objectif étant de se préserver, chacun·e sera encouragé·e à adapter sa pratique à sa propre condition et à la condition de ses partenaires. La sécurité physique et psychique des pratiquant·e·s au Dojo est un impératif absolu.
L’Aïkido privilégie la souplesse et le mouvement
En dehors de l’âge, la condition physique est souvent un autre motif d’inquiétude des débutant·e·s et des pratiquant·e·s en général. « J’ai mal au dos ». « J’ai les genoux fragiles ». « Je me suis blessé à l’épaule »… Personne ne s’attend à ce qu’un·e pratiquant·e de 25 ans en pleine possession de ses moyens fasse la même chose qu’un·e pratiquant·e de 65 ans qui a de l’arthrose ! Tout le monde pratique ensemble et s’entraide pour progresser, en respectant le rythme et les capacités de chacun·e. L’Aïkido n’est pas un sport. Il s’agit certes d’une activité physique, mais elle s’exerce sans contrainte et sans opposition, pour développer la détente et la souplesse. Elle entretient le corps mais aussi l’esprit, de 7 à 97 ans. Non violente, elle rend l’usage de la force inutile. Pas besoin de biscotos à l’Aïkido !
Tout le monde est fait pour l’Aïkido et l’Aïkido est fait pour tout le monde
On a tou·te·s été conditionné·e·s à s’opposer, et ce depuis le plus jeune âge. Au début de la pratique de l’Aïkido, on ne comprend pas encore comment se détendre pour être plus efficace. Le cerveau est ainsi fait qu’il est difficile de désapprendre ce qui a été acquis. La pratique va permettre au corps, par la répétition des gestes et par un entraînement spécifique, de se défaire progressivement de ce conditionnement, pour se détacher de la nécessité d’être le ou la plus fort·e, et par effet miroir, de l’angoisse d’être le ou la plus faible. On comprend bien qu’il y a toujours plus fort·e que soi ! O Sensei le disait ainsi : « La puissance physique qui fait de vous un champion du moment n’est qu’éphémère et bientôt un autre vous surpassera ! Toutes les victoires sont relatives ! » Il est donc inutile et vain de chercher à s’imposer. La Voie est ailleurs…
Pour débuter l’Aïkido, vous n’êtes pas seul·e
Toutes les questions que vous vous posez en tant que débutant·e, d’autres se les sont posées avant vous. Sachez que lorsque vous arrivez dans un Dojo, vous êtes accompagné·e par le maître, mais aussi par les autres élèves. Celles et ceux qui en savent plus aident celles et ceux qui en savent moins, dans le respect de l’enseignement du maître du Dojo. C’est un principe qui relève de l’étiquette, dont le respect est primordial pour un bon apprentissage. La bienveillance, la fraternité, la sincérité, la paix, l’amour même, n’ayons pas peur des mots, sont des vertus cardinales au Dojo. L’esprit de l’Aïkido est universel, c’est ce qui fait que vous serez accueilli·e avec enthousiasme, dans la joie de se retrouver ensemble sur ce chemin.

